Odnyam
2001

Mongolie.
Finistère.
Laisser filer le temps en contemplations et préparer le plus grand des voyages.
No trespassing ?

A propos d'Odnyam, dans l'exposition "Là où commence le Jour" au LAM de Lille
Du 2 octobre 2015 au 10 janvier 2016.

"À l’instar du dernier rêve que l’on se remémore au réveil, la dernière salle nous emmène sur un des toits du monde. Le film de l’artiste turque Çagdas Kahriman, Odnyam, fait ainsi défiler à nouveau le récit de l’exposition en l’incarnant dans le contexte réel des plateaux mongols. On y retrouve, au-delà d’une présence féminine qui n’est pas sans rappeler les muses des premières salles, le passage d’un fleuve, une feuille de papier qui s’enroule et se déroule en livrant ses secrets, des gestes d’échanges et de partages, et un motif de cercles concentriques que l’artiste trace sur le sable comme un dernier message adressé à notre regard…"
Marc Donnadieu pour le LaM

"Odnyam de Cagdas Kahriman (2001) reprend en fin de parcours les différents aspects de
la mesure. Mesurer le monde revient à l’ordonner, à l’organiser en partant du connu pour aller
vers l’inconnu. Comme des cercles qui s’élargissent. Le trait ouvre un chemin vers l’extérieur,
l’horizon, la plage, l’infini. Mesurer le monde c’est aussi le traverser, de la Mongolie au Finistère.
En éprouver les longueurs en l’arpentant à pied ou s’enivrer de ses étendues en le parcourant
à cheval. Mesure de la vie : de la lumière informe – prémices de la vie ou embryon dans la
matrice – à l’enfant puis à l’adulte qui part. Grandeur ou misère de l’homme lorsque la femme
est vue à travers le jeu de mikado devenu prison géante. En tout cas, laisser le fi l se dévider
pour libérer la bobine : message secret, bouteille à la mer puis marcher, lorsque la musique
s’est tue hors de toute mesure..."
Stéphanie Jolivet