CAGDAS KAHRIMAN
Au cœur de ce dispositif, le dessin occupe une place
primordiale. Il explore ce moment d’instabilité fertile où les
formes s’émancipent de toute rigidité et où les discours
deviennent flux. Pour moi, dessiner n’est pas figurer, mais capter
des mouvements souterrains : l’invisible dynamique des
intensités, des forces et des résistances. J’envisage la sérigraphie
comme un prolongement de ce geste, un champ que l'on cultive
par couches de graphite et d'effacements, créant des « surfaces
mondes » où chaque tirage devient un savoir sauvage résistant à
la série domestiquée.




